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Trop, ce n’est toujours pas assez

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Oui, il fut un temps où les terrains de football étaient des lieux où l’on se rassemblait. © Aldo Ellena-archives
Oui, il fut un temps où les terrains de football étaient des lieux où l’on se rassemblait. © Aldo Ellena-archives
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03.04.2021

Patrick Biolley

Overdose. » Chronique

Voilà une année que nous sommes limités au strict minimum avec comme seule lucarne sur l’extérieur cette dalle noire d’un mètre sur soixante centimètres trônant fièrement dans le salon. Dès la reprise du football l’été dernier, la télévision nous a permis de revoir ce ballon qui nous avait tant manqué. La Super League à 16 h, le championnat anglais à 18 h, les Italiens à 21 h, c’était le pied. Orgie de foot après quatre mois de sevrage. A nouveau s’extasier, s’émerveiller, s’énerver, s’enthousiasmer même seul dans son salon avec comme unique compagnon ce fidèle canapé. Trois à quatre matches par jour, tous les jours pendant trois mois et, une fois le rideau sur la Ligue des champions tiré, ne restait que la mine béate du glouton repu.

Pas le temps de niaiser cependant, dix jours après la victoire du Bayern Munich sur le Paris Saint-Germain, l’équipe de Suisse reprenait son chemin de croix suivi du championnat, des championnats même, et le rythme effréné a

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