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Plus fort que la girafe, le reptile volant

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16.04.2021

Cou » Comment les ptérosaures supportaient-ils leur cou démesuré? Un mystère biomécanique enfin élucidé.

Les ptérosaures de la famille des Azhdarchidae fendaient les cieux à l’époque des dinosaures. Ils utilisaient leur énorme bec pour chasser poissons et autres animaux. Mais c’est leur cou, qui pouvait mesurer jusqu’à trois mètres de long - soit plus grand que celui d’une girafe - qui intriguait le plus les chercheurs. Parce que, logiquement, comme il était long, il devait aussi être lourd. Et qui dit lourd dit difficile à supporter.

Grâce à l’analyse d’échantillons de vertèbres bien conservées, issues de fouilles au Maroc, une équipe de scientifiques pense désormais détenir la réponse. La clé de l’énigme semble résider dans les os: le tube neural, qui héberge les nerfs à travers la colonne vertébrale, se situe au centre de la vertèbre et se relie aux parois extérieures de cette dernière via de fins os nommés trabécules, disposés en rayons et se croisant l’un et l’autre, à l’instar d’une roue de vélo. Les rayons sont également disposés dans la longueur de la vertèbre, lui donnant une apparence d’hélice et ajoutant plus de robustesse à la structure.

La structure n’a pas d’équivalent connu dans le règne animal, moderne ou éteint. Cariad Williams, autrice principale de l’article publiée dans la revue iScience et doctorante de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign, aux Etats-Unis, s’est dite «surprise que personne ne l’ait découverte avant».

L’équipe de chercheurs a collaboré avec des ingénieurs en biomécanique, dont les calculs amènent à penser qu’avec seulement une cinquantaine de ces os en forme de rayons, le poids que les ptérosaures pouvaient supporter était augmenté de 90%.

Co-auteur de l’étude, David Martill de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni a déclaré que la découverte permettait de résoudre «beaucoup de questions de biomécanique sur comment ces créatures étaient capables de soutenir leurs têtes massives – longues de plus d’1,5 mètre – tout en conservant la capacité de voler».

On ne connaît que relativement peu de choses à propos des ptérosaures, qui ont été délaissés précédemment dans les études scientifiques car considérés comme peu intéressants dans la recherche sur l’évolution. ATS/AML

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