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Francis Alÿs, artiste solidaire

Centrale dans le travail de l’artiste belge, la marche est au cœur des vidéos présentées à Lausanne, au Musée cantonal des beaux-arts

Francis Alÿs et son pot de peinture percé à Jérusalem dans The Green Line (Sometimes Doing Something Poetic Can Become Political, and Sometimes Doing Something Political Can Become Poetic), 2004. © Francis Alÿs Studio
Francis Alÿs et son pot de peinture percé à Jérusalem dans The Green Line (Sometimes Doing Something Poetic Can Become Political, and Sometimes Doing Something Political Can Become Poetic), 2004. © Francis Alÿs Studio

Laurence Chauvy

Publié le 27.11.2021

Temps de lecture estimé : 4 minutes

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Arts visuels » Aussi longtemps qu’on marche, relève Francis Alÿs, on ne fait rien d’autre, entendez rien de mal. Avec As long as I’m walking, le plasticien, qui représentera la Belgique lors de la prochaine Biennale de Venise, fait l’objet d’une importante exposition au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne (MCBA), sur ce thème de la marche – un accrochage commissionné par Nicole Schweizer. Encore un acteur de l’art vidéo qui parvient à entretenir le suspense à travers des films où il ne se passe «rien», rien d’autre du moins que les déambulations d’un homme dans la ville ou le suivi des jeux d’un groupe d’enfants!

C’est que ces enfants à l’expression sérieuse, ou rieurs, suivent un protocole précis, respectant scrupuleusement des règles admises de tous, et que leurs jeux, s’ils leur font oublier leur environnement, témoignent de l’entente du groupe et de la puissance de l’imaginaire. Quant aux flâneries de l’artiste, elles sont assorties d’une activité qui, pour vaine q

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