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Plutôt ville ou plutôt campagne?

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05.10.2021

Dis-moi tout!

Sebastian Friedmann

24 ans, cinéaste, Lausanne

Ma famille a déménagé à Givisiez quand j’avais 8 ans. Ayant vécu dans la périphérie de Fribourg, j’ai l’impression d’avoir eu un pied en ville et un pied en campagne sans jamais vraiment avoir vécu dans l’une ou dans l’autre. C’est à Fribourg que j’ai toujours passé beaucoup de temps, et j’ai peu de liens avec la campagne. Au niveau politique, je suis irrité que certaines personnes dans la campagne profonde votent souvent contre les minorités alors qu’elles y sont peu confrontées. Dans une microsociété, nos opinions sont souvent celles du groupe, et on a tendance à juger très vite – c’est aussi le cas, par exemple, des milieux artistiques alternatifs en ville. Quand tu es nouveau et que tu débarques dans un groupe, tout le monde te regarde, que ce soit dans le petit café villageois ou dans la petite salle d’un concert alternatif en ville. Si on se rendait compte qu’on vit partout cette forme de pression sociale, peut-être qu’on deviendrait plus tolérant.

Kim Filiberti

26 ans, collaboratrice au Conseil suisse des activités de jeunesse, Fribourg

J’ai grandi à Estavayer-le-Lac, une ville que je considère comme plutôt rurale, car tout le monde s’y connaît. L’ambiance plus hétéroclite et interculturelle que je vis à Fribourg, ma ville de cœur et d’adoption, me plaît beaucoup. A Estavayer, on fait facilement face à des racontars et on est plus rapidement mis dans des cases. D’un autre côté, c’est sympa de se faire arrêter en balade pour aller boire un verre sur la terrasse d’un ami ou d’une amie! Cette ville est selon moi encore entachée par un certain conservatisme, peut-être parce que c’est une enclave. J’y rentre surtout pour voir ma famille. Cependant, je connais des jeunes de mon âge qui sont restés vivre à Estavayer, adorent cette ville et s’engagent politiquement et culturellement pour elle. C’est une jolie ville, et je la vois s’ouvrir politiquement; par exemple, les Verts Broye ont fait parler d’eux aux dernières élections. Je suis contente de pouvoir observer cette évolution!

Doris Perritaz

25 ans, travailleuse sociale, Bulle

Ayant presque toujours vécu en campagne (à Essert et à Ecuvillens, ndlr), je voyais la ville comme un lieu vivant où on trouve beaucoup de choses à faire. Je me réjouissais de mes études à Fribourg! J’essaie par contre de me battre contre certains clichés, comme le fait que les gens des villages seraient moins cultivés ou que les associations villageoises ne serviraient qu’à se retrouver pour boire. En réalité, on trouve dans les villages une convivialité simple qui me manque en ville. Les gens prennent plus de temps pour se retrouver. Nous avons pu voir pendant la pandémie que l’aspect communautaire est très important pour le mental, et la manière de vivre en campagne mériterait de se faire mieux connaître. La proximité avec la nature et le calme de la campagne me plaisent aussi beaucoup. Pour ce qui est de l’ouverture d’esprit, tout va toujours plus lentement en campagne. Mais on y arrive!

Lise Schaller

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