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«Je ne vois pas de sens à célébrer ce qui est source de peur»

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Fêter Halloween? Les avis divergent. © KEYSTONE/EDDY RISCH
Fêter Halloween? Les avis divergent. © KEYSTONE/EDDY RISCH

Zénon Brügger

Publié le 30.10.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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ALLY KONO, 21 ANS

étudiante en psychologie

«J’aime beaucoup Halloween, que je fête chaque année depuis toujours! C’est d’abord pour des raisons esthétiques que cela me plaît: j’aime bien l’univers que cela représente, les symboles, les couleurs ou même les musiques qui vont avec. De plus, c’est une manière pour moi de rendre hommage aux sorcières et aux femmes persécutées en général.

La fête d’Halloween est effectivement devenue très commerciale mais je me concentre plutôt sur d’autres aspects plus intéressants, comme les croyances païennes desquelles provient cette fête, même si je ne sais pas trop si j’y crois. Enfin, Halloween me sert aussi de prétexte pour créer. Chaque année, je fabrique un vêtement en rapport avec l’esthétique d’Halloween, comme un pantalon, des habits à motifs ou en crochet… Cette année, je réalise un gilet en crochet, qui ressemble à une cage thoracique de squelette.»

Lili Forney, 22 ANS

étudiante en ergothérapie

«Je n’ai fêté la véritable fête d’Halloween qu’une seule fois quand j’étais petite avec ma famille, et même si j’en garde un très bon souvenir, je n’ai pas d’attachement particulier à cette fête en tant que telle. Vu qu’elle a lieu en octobre, Halloween est surtout pour moi un prétexte pour organiser une fête afin de pouvoir voir mes proches quand même, car quand on est à l’uni, on n’a plus de vacances à ce moment de l’année. En plus de ça, j’aime bien les fêtes à thèmes et les déguisements.

On ne fête pas le vrai Halloween des Etats-Unis, mais par cohérence, cette année on a choisi quelque chose qui a quand même un petit lien avec le folklore d’Halloween: les gens doivent se déguiser en leur plus grande peur. C’est une manière détournée de coller au thème et de laisser quand même une liberté à celles et ceux qui n’adhèrent pas trop à cette fête.»

Délia Klopfenstein, 21 ans

étudiante en droit

«Je n’ai jamais fêté Halloween parce que cela n’était pas vraiment une tradition dans ma famille, et je ne m’y suis pas non plus mise plus tard car je ne vois pas de sens à célébrer ce qui est source de peur. Je préfère plutôt son parallèle chrétien, la Toussaint. Halloween est devenue une fête très commerciale, mais surtout familiale, joyeuse et lumineuse alors que c’est tout l’inverse, si l’on connaît ses origines. Elle provient d’un rituel celtique d’invocation des morts.

Bien sûr, je ne juge pas les gens qui fêteraient Halloween traditionnellement et en connaissance de cause, même si je ne crois pas que beaucoup de monde la fête dans cette optique-là. En fait, je ne critique pas l’origine mais plutôt l’optique dans laquelle on fête cela. Juste parce que c’est «fun»? C’est avec ça que je n’adhère pas.»

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