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Joe Biden hausse le ton avec la Russie

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16.04.2021

Sanctions » Malgré le renvoi de diplomates russes, le président américain aimerait toujours rencontrer Poutine.

Le président des Etats-Unis Joe Biden maintient sa proposition d’organiser un sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine «dans les prochains mois». Une rencontre est selon lui «cruciale» pour «stopper» l’«escalade» avant qu’elle ne «dégénère», a déclaré hier un haut responsable américain.

Dans la foulée d’une série de sanctions financières sévères et l’expulsion de dix diplomates russes en poste aux Etats-Unis, en réponse notamment à une cyberattaque géante imputée formellement à Moscou, ce responsable a précisé qu’une partie des représailles américaines allait «demeurer secrète». Il n’a pas précisé s’il s’agissait d’une contre-attaque informatique ou d’une autre riposte.

«Les mesures que nous annonçons aujourd’hui représentent notre riposte publique, dont nous souhaitons qu’elle soit perçue comme ferme, mais proportionnelle», a ajouté ce responsable lors d’un échange avec des journalistes.

«Nous voulons dire clairement que nous n’avons aucune volonté d’alimenter une escalade avec la Russie», a-t-il insisté, assurant que Joe Biden avait informé Vladimir Poutine de ces représailles lors de son appel téléphonique cette semaine. Dans cette même conversation, le président américain avait émis l’offre d’un sommet «dans un pays tiers» et «dans les prochains mois».

«Les Russes n’ont pas encore répondu», «mais nous pensons que dans les prochains mois, il sera crucial pour les deux dirigeants de se rencontrer pour discuter de tous les problèmes qui émaillent notre relation», a expliqué ce responsable.

Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden avait fait savoir qu’il mettait au point sa riposte – finalisée hier – contre une série d’actes imputés à Moscou, notamment de nouvelles ingérences dans les élections américaines en 2020. Allant jusqu’à qualifier Vladimir Poutine de «tueur», il promettait d’être plus ferme que son prédécesseur Donald Trump, souvent perçu comme trop complaisant envers le Kremlin. ATS/AFP

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