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«Gueules noires»: au temps héroïque des mineurs irlandais

Décidée à abandonner le charbon, l’Irlande n’en honore pas moins ses mineurs. Un vétéran témoigne

Transfert d’une berline vers la galerie centrale, dans la mine d’Arigna. Les wagonnets pouvaient contenir jusqu’à 400 kg de charbon. © PFY
Transfert d’une berline vers la galerie centrale, dans la mine d’Arigna. Les wagonnets pouvaient contenir jusqu’à 400 kg de charbon. © PFY

Pascal Fleury de retour d’Irlande

Publié le 02.12.2022

Temps de lecture estimé : 7 minutes

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Energie » Imaginez-vous au plus profond d’une mine de charbon. Soudain, les lampes s’éteignent. Le noir absolu! Puis une sonnerie d’alarme retentit. Encore un instant, et c’est l’explosion! Elle déchire la nuit, résonne dans le dédale des galeries. Ensuite, lentement, revient le silence. Le cœur bat, les secondes semblent interminables, jusqu’à ce que la lumière se rallume. Les touristes respirent. Ce n’était qu’une simulation.

Notre guide Michael Early, lui, n’a pas bronché d’un cil. La mine d’Arigna, ses conditions de travail extrêmes, ses dangers mortels, il connaît! L’Irlandais a travaillé dans ces boyaux humides et sombres pendant neuf ans, dès l’âge de 15 ans, jusqu’à la fermeture définitive de la mine en 1990. «On était habitués. Mon père a lui

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