La Liberté

Denis Agboton, Villars-sur-Glâne

Denis Agboton, Villars-sur-Glâne © Alain Wicht
Denis Agboton, Villars-sur-Glâne © Alain Wicht
Publié le 17.01.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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Le lecteur en Liberté

Altruisme » Originaire du Bénin, Denis s’installe à Genève à 17 ans, où il achève ses études de droit avant de s’orienter vers la finance. En 2012, il ouvre son agence à Fribourg, avant de créer la fondation Swiss Medical Initiative, qui offre des soins médicaux aux populations pauvres du Bénin. C’est avec émotion que ce papa de 52 ans évoque les 850 patients qui, depuis 2015, ont déjà pu bénéficier de l’intervention, parfois vitale, de médecins entièrement bénévoles.

Le droit, c’était un rêve enfant?

A l’origine, je voulais faire médecine, comme mon père. Quand je le lui ai annoncé, il m’a dit: hors de question, les médecins formés en Europe ne retournent jamais en Afrique! J’ai proposé le droit, il m’a dit: «ouais c’est bien ça, en plus c’est facile»… (rires)

Racontez-nous la genèse de Swiss Medical Initiative…

En fait, j’ai eu assez peu de croche-pattes dans ma vie, et je me disais qu’il fallait rendre quelque part. Quand j’en ai parlé à un ami médecin, il m’a dit: «On part quand?» On a fondé l’association avec mon épouse et mes sœurs et depuis, chaque année, je harcèle mes copains pour réunir des fonds! Cet argent sert à acheter du matériel et des médicaments pour soigner des gens qui en temps normal ne vont pas chez le médecin, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas les moyens.

Quitter Porto-Novo pour Genève à 17 ans, un choc?

C’est à la fois porteur d’espoir et une pression énorme parce que quand tu as une chance pareille, tu n’as pas le droit d’échouer. Et puis je n’avais jamais pris l’avion, on s’était d’ailleurs tous endimanchés pour partir!

Quelle est l’invention dont vous voudriez être l’auteur?

La lumière. Dans notre pays c’est quelque chose, c’est ce qui te permet d’étudier, de devenir quelqu’un. C’est un signe de prospérité dans les concessions. Non, sérieusement, le mec qui a inventé ce truc-là! (rires)

Et celle dont le monde pourrait très bien se passer?

Les chemises à manche courtes, c’est inadmissible.

Au fait, une rubrique de prédilection dans La Liberté?

J’aime bien le courrier des lecteurs. Ça donne le pouls des préoccupations des gens. C’est parfois plein de bon sens, parfois un peu con-con aussi… (rires)

Avec qui partageriez-vous un café schnaps?

Alpha Blondy. Le type a rempli des stades avec des chansons profondément militantes… Bon, comme il est musulman, il ne boirait sûrement pas ton truc.

Votre mot de la fin?

Prenez soin de vous. Ae

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