La Liberté

06.03.2021

Une semaine pour déstigmatiser la schizophrénie

La crise du coronavirus et le contexte "ultra-anxiogène" qui y est lié sont des facteurs d'aggravation des risques de décompensation psychotique pour les personnes schizophrènes (image symbolique). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
La crise du coronavirus et le contexte "ultra-anxiogène" qui y est lié sont des facteurs d'aggravation des risques de décompensation psychotique pour les personnes schizophrènes (image symbolique). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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06.03.2021

La schizophrénie est une maladie psychique méconnue qui véhicule des idées fausses et des peurs, selon l'association PositiveMinders. Pour déstigmatiser la maladie, elle lance un dispositif numérique à l'occasion des 18e Journées de la Schizophrénie du 13 au 20 mars.

Le dispositif TheMostIncredibleShop.com, lancé samedi, plonge le public au coeur de quelques délires psychotiques, des symptômes considérés comme les plus effrayants de la maladie. Tout au long de l'événement, des interviews avec des experts ainsi que des témoignages de patients et de proches sont prévus. Le but est de souligner l'importance de la prévention et d'un diagnostic précoce.

La schizophrénie touche près de 85'000 personnes en Suisse, soit une personne sur cent, selon un communiqué de PositiveMinders. Les premiers signes de la maladie se manifestent entre 15 et 25 ans dans le 85% des nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

Parmi les patients, 57% sont des hommes et 43% des femmes. Trente pour cent des personnes souffrant de schizophrénie ne sont pas suivies. Mais lorsqu'il y a un traitement, les symptômes s'améliorent dans 80% des cas.

Les personnes concernées ont une "fragilité biologique" qui touche le corps et le cerveau et sont soumises à des stress environnementaux. Si les délires et les hallucinations sont les symptômes les plus marquants, le retrait social et les difficultés cognitives sont les plus "invalidants", d'après l'association.

Le coronavirus n'aide pas

La crise du coronavirus et le contexte "ultra-anxiogène" qui y est lié sont des facteurs d'aggravation des risques de décompensation psychotique, avertit PositiveMinders. Et de rappeler à être attentif chez les jeunes à des signes tels que les expériences inhabituelles (entente de voix/sons, changements visuels, olfactifs, somatiques), la perturbation du sommeil ou les troubles alimentaires.

L'association souligne également la difficulté d'accès aux soins en raison de la pandémie et la dégradation de la santé mentale de la population. Elle avance que, sur le premier semestre 2020, la mortalité liée au Covid-19, à l’hôpital, des patients schizophrènes âgés de plus de 65 ans est supérieure de 35% à celle des patients sans ce trouble et de 18% si on ne fait aucune distinction d’âge.

ats

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