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Ses alertes à la bombe lui valent 8 mois de prison avec sursis

Entre le 27 janvier et le 20 avril 2021, une vague de 19 avertissements avait secoué des établissements scolaires du canton de Vaud (ici à Lausanne). Après évacuation des bâtiments et intervention policière, il s'était avéré que chacun d'entre eux avait été une fausse alerte à la bombe (archives). © Keystone/LAURENT GILLIERON
Entre le 27 janvier et le 20 avril 2021, une vague de 19 avertissements avait secoué des établissements scolaires du canton de Vaud (ici à Lausanne). Après évacuation des bâtiments et intervention policière, il s'était avéré que chacun d'entre eux avait été une fausse alerte à la bombe (archives). © Keystone/LAURENT GILLIERON
Un jeune de 22 ans auteur de deux alertes à la bombe à Lausannet à Morges a écopé de huit mois avec sursis (archives). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Un jeune de 22 ans auteur de deux alertes à la bombe à Lausannet à Morges a écopé de huit mois avec sursis (archives). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON


Publié le 09.11.2022
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Un apprenti de 22 ans qui s'était rendu coupable de deux fausses alertes à la bombe dans des établissements scolaires a été jugé mercredi par le Tribunal de police de l’arrondissement de Lausanne. Il a écopé d'une peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis.

"J’ai agi par effet de mode. A l’époque, plusieurs articles de presse parlaient d’autres alertes alors j’ai eu la bonne mauvaise idée de faire la même chose pour avoir congé", a confessé benoîtement l’accusé devant le tribunal. En effet, pas moins de 19 fausses alertes à la bombe avaient eu lieu dans des établissements scolaires vaudois entre le 27 janvier et le 20 avril 2021.

Plus de 1400 personnes évacuées

Par sa faute, le 18 mars 2021 à Lausanne, 100 à 200 élèves du Centre d’orientation et de formation professionnelle (COFOP), où il était lui-même scolarisé, avaient dû être évacués par la police. Rebelote trois jours plus tard au Centre d’enseignement professionnel de Morges (CEPM) où il suivait aussi des cours. Cette fois, c’est 1300 personnes qui avaient dû quitter les lieux.

Suite à ces actes, le jeune Lausannois, qui était alors apprenti agent de propreté, avait été placé en détention provisoire pendant 46 jours. A sa sortie, il avait bénéficié d’un suivi psychologique avec le même professionnel qui l’avait aidé après qu’il avait assisté, enfant, à des cas d’attouchements sexuels sur ses sœurs.

Une enfance traumatisante

"J’ai pas eu une vie facile. Je n’ai pas connu mon père qui est toxicomane. J’ai été placé chez ma grand-mère jusqu’à mes 8 ans. Et malgré cela j’ai trouvé moi-même mon apprentissage. J’avais de bons résultats et j’ai tout gâché en trois jours. C’est un peu bête", déplore l’accusé.

Ce dernier a admis avoir eu un retrait de permis de conduire à cause de sa consommation de cannabis. Il a aussi précisé avoir arrêté d’en consommer depuis six mois. Le jeune homme a un casier judiciaire vierge bien qu’il ait eu affaire à la justice des mineurs.

Egalement jugé pour une tentative de vol, il a aussi admis ces faits. Il s’agissait d’une tentative de cambriolage chez un ami qu’il savait conserver chez lui son salaire en liquide et des produits stupéfiants.

Sursis mais amende

Pour les chefs d’accusation de fausse alerte et de menaces alarmant la population, le jeune homme était théoriquement passible d’un maximum de trois ans de prison. Mais le Ministère public avait requis à son encontre huit mois de prison avec sursis de trois ans et une amende de 300 francs.

Au final, le jeune homme a écopé exactement de cette peine. Les juges ont en effet estimé que "les faits reprochés étaient graves". Les frais de la cause sont à sa charge.

Vague d'évacuations

Entre le 27 janvier et le 20 avril 2021, une vague de 19 avertissements avait secoué des établissements scolaires du canton. Après évacuation des bâtiments et intervention policière, il s'était avéré que chacun d'entre eux avait été une fausse alerte à la bombe.

Des instructions pénales avaient été ouvertes par les ministères publics de Lausanne et de La Côte. Une task-force de douze enquêteurs, issus des polices vaudoise et lausannoise, avait été montée. Les premières sanctions étaient tombées fin avril 2021, avec notamment l'exclusion de leur école de cinq apprentis.

ats

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