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Musk veut licencier les trois quarts des salariés de Twitter

Elon Musk a proposé de racheter Twitter pour 44 milliards de francs (archives). © KEYSTONE/AP/Gregory Bull
Elon Musk a proposé de racheter Twitter pour 44 milliards de francs (archives). © KEYSTONE/AP/Gregory Bull


Publié le 21.10.2022
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Elon Musk a prévu de licencier près de 75% des 7500 employés de Twitter s'il réussit à racheter le réseau social, affirme jeudi le Washington Post. Le patron de Tesla a indiqué à des investisseurs potentiels qu'il entend réduire l'entreprise à quelque 2000 employés.

Le multimilliardaire est a priori sur le point de racheter le réseau social pour 44 milliards de dollars, après des mois de rebondissements économiques et judiciaires.

Mais même si Elon Musk échouait à acquérir Twitter, la plateforme prévoit de toute façon de remercier près d'un quart du personnel d'ici à la fin 2023, selon les sources du Washington Post. Twitter n'a pas réagi dans l'immédiat à une sollicitation de l'AFP.

Le fantasque dirigeant avait fait une offre d'acquisition acceptée par le conseil d'administration du groupe à la fin avril, affirmant alors que sa priorité n'était pas la rentabilité mais la défense de la liberté d'expression.

Modération moins stricte

Il avait ensuite cherché à s'extraire unilatéralement de l'accord, accusant l'entreprise de lui avoir menti sur sa lutte contre les comptes automatisés et spams. Twitter a porté plainte au début juillet et Elon Musk a finalement assuré au début du mois que la transaction allait vraiment avoir lieu.

La juge a ajourné le procès qui aurait dû avoir lieu cette semaine, et donné aux deux parties jusqu'au 28 octobre pour conclure un nouvel accord.

A la mi-juin, lors d'une session de questions et réponses avec les salariés de l'entreprise de San Francisco, l'homme d'affaires avait souligné qu'il ambitionnait d'atteindre un milliard d'utilisateurs - au lieu des 230 millions actuels - et de diversifier les sources de revenus.

Il avait aussi rappelé l'importance à ses yeux d'une modération moins stricte des contenus, dans les limites définies par la loi. Sa conception se heurte à celle de nombreux employés de Twitter, d'associations et d'élus démocrates, qui demandent au contraire aux réseaux sociaux de mieux lutter contre les discours haineux, le harcèlement et la désinformation.

ats, afp

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