La Liberté

17.09.2021

Les dernières volontés du prince Philip, secrètes pour 90 ans

Le Duc d'Edimbourg est décédé le 9 avril à l'âge de 99 ans. © KEYSTONE/AP pool PA/ADRIAN DENNIS
Le Duc d'Edimbourg est décédé le 9 avril à l'âge de 99 ans. © KEYSTONE/AP pool PA/ADRIAN DENNIS
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17.09.2021

Les dernières volontés du prince Philip, époux d'Elizabeth II décédé en avril, resteront scellées pendant 90 ans, selon un jugement rendu jeudi. Le but est de protéger la "dignité" de la reine.

Prince consort à la longévité record, le Duc d'Edimbourg est décédé le 9 avril à l'âge de 99 ans. Les conventions depuis plus d'un siècle veulent que, après la mort d'un membre éminent de la famille royale britannique, demande soit faite auprès du président de la division famille de la Haute-Cour de Londres que les dernières volontés du défunt soient scellées.

Dans une décision publiée jeudi, le magistrat Andrew Mc Farlane a ordonné que les volontés du prince Philip soient scellées pour 90 ans. Elles ne seront ouvertes qu'en privé même une fois ce délai échu.

"J'ai estimé qu'en raison de la position constitutionnelle de la souveraine, il est approprié d'avoir une pratique spéciale en ce qui concerne les testaments royaux", a-t-il écrit, jugeant "nécessaire de renforcer la protection accordée aux aspects véritablement privés de ce groupe limité d'individus afin de préserver la dignité de la souveraine et des membres proches de sa famille".

"Bien qu'il puisse y avoir une curiosité publique quant aux dispositions privées qu'un membre de la famille royale peut choisir de prendre dans son testament, il n'y a pas de véritable intérêt public à ce que le public ait connaissance de cette information totalement privée", a-t-il ajouté.

Il souligne également que "l'intérêt des médias à cet égard est commercial" et que "le degré de publicité que cette publication serait susceptible d'attirer serait très étendu et totalement contraire à l'objectif de maintenir la dignité de la souveraine". Le magistrat a en outre précisé, dans "l'intérêt public", qu'il n'a vu ni eu connaissance du contenu du testament hormis la date de son exécution et l'identité de son exécuteur.

ats, afp

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