La Liberté

17.09.2021

La ministre néerlandaise de la Défense démissionne à son tour

La collègue de Ank Bijleveld (à gauche) aux Affaires étrangères Sigrid Kaag (à droite) a démissionné jeudi après avoir elle aussi été critiquée par le Parlement. © KEYSTONE/EPA/Sem van der Wal
La collègue de Ank Bijleveld (à gauche) aux Affaires étrangères Sigrid Kaag (à droite) a démissionné jeudi après avoir elle aussi été critiquée par le Parlement. © KEYSTONE/EPA/Sem van der Wal
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17.09.2021

La ministre néerlandaise de la Défense Ank Bijleveld a annoncé vendredi sa démission après la gestion chaotique de l'évacuation d'Afghanistan. Elle emboîte le pas à la cheffe de la diplomatie de son pays Sigrid Kaag.

"J'ai informé mon parti et le Premier ministre (Mark Rutte, ndlr) que j'allais demander au roi d'accepter ma démission", a déclaré Ank Bijleveld, au lendemain d'une motion des députés critiquant le gouvernement pour avoir échoué à évacuer certains Afghans, et pour n'avoir pas anticipé les signes de la prise du pouvoir rapide par les talibans.

Elle a également assuré, face aux journalistes, ne pas vouloir "entraver le travail important" de ses collègues qui tentent toujours d'évacuer des personnes d'Afghanistan.

Sa collègue des Affaires étrangères Sigrid Kaag a démissionné jeudi après avoir elle aussi été critiquée par le Parlement pour l'incapacité du gouvernement à évacuer certains Afghans et pour ne pas avoir perçu des signes d'une prise de contrôle imminente du pays par les talibans.

Contrairement à Kaag, Bijleveld avait initialement refusé de démissionner, mais elle a fini par céder vendredi à la pression. "Ma permanence (au gouvernement) est devenue un sujet de débat et je ne souhaite pas assumer une telle responsabilité", a-t-elle expliqué dans un communiqué rédigé à la hâte.

"Extrêmement regrettable"

Le Premier ministre Mark Rutte a déclaré qu'il était "extrêmement regrettable" de la voir démissionner, mais qu'il respectait sa décision. Mme Kaag avait pour sa part défendu sa gestion de la crise, mais avait admis que l'éxécutif avait des "angles morts" sur la situation en Afghanistan que les Pays-Bas partageaient avec d'autres pays.

Les deux ministres néerlandaises sont parmi les premiers responsables occidentaux à démissionner et à assumer une responsabilité dans le chaos qui a régné entre la prise de Kaboul par les talibans le 15 août et le retrait des forces américaines fin août. L'impact de leur démission sur le système politique néerlandais devrait toutefois être limité, le pays étant toujours dans l'attente d'un nouveau gouvernement six après les législatives du 17 mars.

ats, afp

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