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La Corée du Nord tire encore un missile balistique

La Corée du Nord a tiré plusieurs dizaines de missiles ces derniers temps, un record (archives). © KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon
La Corée du Nord a tiré plusieurs dizaines de missiles ces derniers temps, un record (archives). © KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon
La Corée du Nord a tiré plusieurs dizaines de missiles ces derniers temps, un record (archives). © KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon
La Corée du Nord a tiré plusieurs dizaines de missiles ces derniers temps, un record (archives). © KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon


Publié le 17.11.2022
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La Corée du Nord a lancé jeudi un nouveau missile vers la mer du Japon, quelques heures après avoir promis une riposte "féroce" au renforcement de l'alliance entre Washington, Séoul et Tokyo. C'est le dernier épisode d'une série record de tirs ces dernières semaines.

"La Corée du Nord a lancé un missile balistique", a indiqué l'état-major sud-coréen. Selon les experts, ce lancement semble avoir été programmé pour coïncider avec la déclaration de Pyongyang.

Le ministre nord-coréen des affaires étrangères, Choe Son-hui, avait condamné peu avant le tir la rencontre lundi entre le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping en marge du G20 et celle de M. Biden dimanche avec son homologue sud-coréen Yoon Suk-yeol et le premier ministre japonais Fumio Kishida, affirmant qu'elles font "entrer la situation dans la péninsule coréenne dans une phase imprévisible".

Lors de sa réunion avec Xi Jinping, le président américain avait tenté de convaincre son homologue chinois d'intercéder auprès de la Corée du Nord pour qu'elle renonce à effectuer un essai nucléaire, comme Washington et Séoul lui en prêtent l'intention.

"Actes insensés"

Dimanche, le président américain, son homologue sud-coréen et le premier ministre japonais avaient promis une réponse "forte et ferme", si Pyongyang réalise cet essai, qui serait le premier depuis 2017 et le septième de son histoire.

"Le renforcement de 'l'offre américaine de dissuasion étendue' et l'augmentation quotidienne des activités militaires des forces alliées autour de la péninsule coréenne sont des actes insensés", a déclaré le ministre nord-coréen dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA.

Plus Washington s'efforce de renforcer son alliance de sécurité avec Tokyo et Séoul et "plus la riposte militaire de la RPDC sera féroce", a ajouté M. Choe, en employant le signe de la République populaire et démocratique de Corée, le nom officiel de la Corée du Nord.

Pour Cheong Seong, un chercheur à l'institut Sejong en Corée du Sud, la Corée du Nord "a tiré le missile après avoir publié la déclaration quelques heures plus tôt. Elle essaye de justifier le lancement et d'envoyer un message aux Etats-Unis et au Japon".

Des dizaines de tirs

La Corée du Nord a procédé au début novembre à une rafale sans précédent de tirs de projectiles, dont celui d'un missile balistique qui est tombé près des eaux territoriales de la Corée du Sud. Le président Yoon a dénoncé une "invasion territoriale de facto".

La seule journée du 2 novembre a vu 23 tirs de missiles nord-coréens, soit plus que pendant toute l'année 2017, quand le dirigeant Kim Jong-un et le président américain de l'époque Donald Trump échangeaient des menaces de guerre nucléaire.

En septembre et octobre, Pyongyang avait déjà effectué une copieuse série de tirs, dont celui d'un missile balistique qui avait survolé le Japon pour la première fois depuis cinq ans.

Les dernières séries de lancements se sont accompagnées de barrages d'artillerie près de la ligne de démarcation intercoréenne et de sorties aériennes de grande envergure dans le ciel nord-coréen.

Pas de sanctions

Les analystes estiment que la Corée du Nord, qui en vertu de résolutions de l'ONU n'a pas le droit de lancer des missiles balistiques, s'est enhardie face à la probabilité d'échapper à toute nouvelle sanction de l'organisation en raison des divisions au Conseil de sécurité.

La Chine, principal allié diplomatique et économique de Pyongyang, s'y est jointe à la Russie en mai dernier pour opposer son veto à une tentative des Etats-Unis de renforcer les sanctions contre la Corée du Nord.

Toute sanction supplémentaire aurait par ailleurs des effets limités, estiment les analystes, la Corée du Nord s'étant déjà pratiquement coupée du monde depuis début 2020 pour tenter de se préserver du Covid-19.

ats, afp

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