La Liberté

07.05.2021

L'ONU veut une investigation après une opération anti-drogue à Rio

L'opération menée tôt jeudi matin contre des trafiquants de drogue est "la plus meurtrière en plus de dix ans", selon l'ONU. © KEYSTONE/EPA/Andre Coelho
L'opération menée tôt jeudi matin contre des trafiquants de drogue est "la plus meurtrière en plus de dix ans", selon l'ONU. © KEYSTONE/EPA/Andre Coelho
L'opération menée tôt jeudi matin contre des trafiquants de drogue est "la plus meurtrière en plus de dix ans", selon l'ONU. © KEYSTONE/EPA/Andre Coelho
L'opération menée tôt jeudi matin contre des trafiquants de drogue est "la plus meurtrière en plus de dix ans", selon l'ONU. © KEYSTONE/EPA/Andre Coelho
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07.05.2021

L'ONU demande une investigation indépendante après l'opération anti-drogue qui a fait 25 victimes, dont un policier, jeudi à Rio de Janeiro. Elle a dénoncé vendredi à Genève une responsabilité "collective" pour les abus des forces de sécurité au Brésil.

L'opération a été menée tôt jeudi matin contre des trafiquants de drogue accusés de recruter des mineurs dans un quartier pauvre du nord de Rio. "C'est la plus meurtrière en plus de dix ans", a dit à la presse un porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Un arrêt de la Cour suprême de l'année dernière avait pourtant restreint ces dispositifs anti-drogue pendant la pandémie, sauf dans des circonstances "exceptionnelles".

L'ONU se dit "très perturbée" par le recours proactif de la police, appuyée par un hélicoptère, à la force dans le quartier. Elle appelle celle-ci à une utilisation proportionnée. Autre indication, le nombre de blessés, notamment parmi les habitants, n'est pas encore connu. Et le Haut-Commissariat explique également avoir reçu des indications selon lesquelles la police n'aurait pas pris de dispositif pour préserver les preuves, une situation qui pourrait entraver des investigations.

Face aux violences policières régulières dans ces quartiers, "l'attitude des politiques doit être responsable", affirme encore le porte-parole. Mais l'ONU pointe un échec "partagé" et "collectif", auquel elle associe également les institutions qui contrôlent les forces de sécurité et la justice.

Ces acteurs n'arrivent pas à interrompre les violations perpétrées par la police. Cette situation "n'est pas satisfaisante", a précisé également le porte-parole.

Des ONG ont critiqué la préparation des forces de sécurité avant l'opération de jeudi. Un responsable policier a lui affirmé que "tous les protocoles" ont été suivis.

Au Brésil, la police de Rio de Janeiro était la cible de protestations outrées vendredi et sommée de s'expliquer sur sa sanglante opération. La colère était aussi alimentée par des témoignages selon lesquels certaines des victimes avaient été tuées de sang-froid.

ats

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