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Des policiers préfèrent chasser les Pokémon plutôt que les voleurs

A sa sortie en 2016, Pokémon Go avait suscité l'engouement de millions d'adeptes dans le monde (archives). © KEYSTONE/AP/THOMAS CYTRYNOWICZ
A sa sortie en 2016, Pokémon Go avait suscité l'engouement de millions d'adeptes dans le monde (archives). © KEYSTONE/AP/THOMAS CYTRYNOWICZ


Publié le 11.01.2022
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Deux policiers de Los Angeles, qui préféraient s'adonner à la chasse aux Pokémon plutôt qu'à celle des voleurs, ont été licenciés. Ils ont été poursuivis pour de multiples manquements et fautes.

Les deux hommes patrouillaient en avril 2017 les rues de la ville de l'Ouest américain à la recherche de ces créatures fantastiques en utilisant le célèbre jeu de réalité augmentée installé sur leur téléphone.

Lorsque des collègues avaient émis un appel pour obtenir des renforts concernant un cambriolage dans un grand magasin, les deux policiers avaient décidé de l'ignorer pour poursuivre leur jeu, ont révélé les enregistrements de leurs échanges dans leur véhicule.

"L'agent Mitchell a alerté Lozano que 'Ronflex'", un Pokémon célèbre pour ses siestes prolongées, "venait juste de surgir", soulignent des documents officiels versés au dossier pour leur licenciement.

Du fil à retordre avec Togetic

Pendant environ 20 minutes après l'appel à l'aide, les deux policiers ont été enregistrés "en train de discuter de Pokémon, tandis qu'ils roulaient vers différents endroits, où les créatures virtuelles apparaissaient vraisemblablement sur leurs téléphones", ajoutent ces documents publiés la semaine dernière.

Les valeureux agents de la force publique avaient réussi à coffrer Ronflex, mais Togetic, un autre Pokémon, leur avait donné du fil à retordre. "Putain, mec, ce truc est en train de me dérouiller", a lancé l'agent Mitchell selon les retranscriptions.

Les deux policiers ont été poursuivis pour de multiples manquements et fautes. Ils ont reconnu avoir omis de répondre à l'appel à l'aide pour ce cambriolage, mais ont démenti avoir été en train de jouer à Pokémon Go. La cour d'appel n'a cependant pas cru à leurs explications et a maintenu vendredi la sanction.

A sa sortie en 2016, Pokémon Go avait suscité l'engouement de millions d'adeptes dans le monde, mais cette chasse aux monstres virtuels avait également provoqué quelques troubles. De nombreux chasseurs de Pokémon se sont notamment retrouvés impliqués dans des accidents de la route.

ats, afp

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