La Liberté

07.01.2021

Condamnations à l'étranger des violences à Washington

Le premier ministre britannique Boris Johnson, à l'instar de nombreux dirigeants dans le monde, a fustigé les violences à Washington mercredi. © KEYSTONE/AP/Jessica Taylor
Le premier ministre britannique Boris Johnson, à l'instar de nombreux dirigeants dans le monde, a fustigé les violences à Washington mercredi. © KEYSTONE/AP/Jessica Taylor
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07.01.2021

Les condamnations internationales se sont multipliées mercredi soir après les violences à Washington. Le premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses". La France a condamné "une atteinte grave contre la démocratie"

Le chef du gouvernement de Londres, allié traditionnel des Etats-Unis, a appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

"Scènes honteuses au Congrès américain. Les Etats-Unis sont les défenseurs de la démocratie dans le monde entier", a estimé Boris Johnson dans un tweet, "et il est désormais vital que le transfert de pouvoir se fasse de manière pacifique et ordonnée".

"Les violences contre les institutions américaines sont une atteinte grave contre la démocratie. Je les condamne. La volonté et le vote du peuple américain doivent être respectés", a tweeté le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"Démocratie en état de siège"

"Trump et ses partisans devraient en fin de compte accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie", a écrit pour sa part le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, ajoutant que "les paroles incendiaires se muent en actions violentes".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé un "assaut inédit contre la démocratie américaine", et appelé au respect du résultat de l'élection présidentielle remportée par Joe Biden.

"Aux yeux du monde, la démocratie américaine apparaît ce soir en état de siège. C'est un assaut inédit contre la démocratie des Etats-Unis, ses institutions et l'Etat de droit. Ce n'est pas l'Amérique. Les résultats de l'élection du 3 novembre doivent être pleinement respectés", a tweeté l'Espagnol.

Confiance dans la "force des institutions"

"Je crois dans la force des institutions et de la démocratie américaine. Une transition pacifique en est le coeur", a pour sa part tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Joe Biden a gagné l'élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des Etats-Unis".

Toujours sur Twitter, le chef de l'Otan Jens Stoltenberg a dénoncé des "scènes choquantes". Il a appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

Quant au président de l'Assemblée générale de l'ONU, Volkan Bozkir, il s'est dit "profondément préoccupé" par "l'interruption du processus démocratique dans le pays hôte des Nations unies". "Je crois que la paix et le respect des processus démocratiques prévaudront dans notre pays hôte en ce moment critique", a-t-il toutefois ajouté.

ats, afp

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