La Liberté

«La majorité de la population est favorable à ce centre»

Le préfet de la Singine Nicolas Bürgisser pense que la population est majoritairement favorable au nouveau centre fédéral de requérants d'asile à Chevrilles. Il s’explique dans une interview accordée à «La Liberté».

Nicolas Bürgisser, préfet de la Singine. © Charles Ellena
Nicolas Bürgisser, préfet de la Singine. © Charles Ellena
«Nous avons été victime de personnes, même pas établies à Chevrilles, venues uniquement pour râler, crier et siffler», estime le préfet . © Charles Ellena
«Nous avons été victime de personnes, même pas établies à Chevrilles, venues uniquement pour râler, crier et siffler», estime le préfet . © Charles Ellena

ATS/LIB

Publié le 10.03.2015
Partager cet article sur:

«Nous avons été victime de personnes, même pas établies à Chevrilles, venues uniquement pour râler, crier et siffler», estime le préfet dans une interview parue mardi dans «La Liberté». Il y avait des Bernois, ainsi que des gens venus de La Roche (district de la Gruyère), du Mouret ou de Marly (district de la Sarine). «Ils sont venus faire du cirque comme ils seraient allés au match.»

Nicolas Bürgisser précise avoir discuté avec de nombreuses personnes qui ne se sont pas exprimées publiquement: la plupart trouvent idéal le lieu choisi. La Gouglera, actuel centre pour jeunes en surpoids, est isolé par rapport au village.

Le district a subi un gros dégât d'image à cause du comportement d'une partie du public ce soir-là, note le préfet. Celui-ci rappelle toutefois que des scènes semblables se sont déroulées dans les cantons du Valais, de Vaud, d'Uri et d'Argovie. A Bettwil (AG) fin 2011, une séance d'information avait dégénéré plus gravement qu'à Chevrilles et plus personne n'en parle, observe-t-il.

Des propos menaçants

Près d'un millier de personnes avaient afflué à la soirée d'information de Chevrilles. Outre les feux allumés dans les collines environnantes et les huées dans la salle, des personnes ont rapporté à la conseillère d'Etat Anne-Claude Demierre qu'un membre du public avait proféré des menaces de mort contre elle.

Quant au syndic de Chevrilles Othmar Neuhaus, qui avait dit craindre un «tsunami de requérants», il a récemment regretté l'impact de cette expression. Dans les «Freiburger Nachrichten», il s'est dit désolé d'avoir blessé des personnes avec ces propos.

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11