La Liberté

Les notes des joueurs suisses face au Pays de Galles

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12.06.2021

Breel Embolo a su percer le verrou gallois et c’est tout ce que l’on retiendra du match nul de l’équipe de Suisse 1-1 contre le Pays de Galles. Les leaders n’ont pas su s’imposer et, par conséquent, la Suisse non plus. Une équipe nationale bonne durant 60 minutes, mais c’est sa performance moyenne que l’on retiendra.

PB

 

 

«Je ne m’attendais à rien, mais je suis quand même déçu», célèbre réplique de Dewey dans la sitcom Malcolm colle à merveille à ce frustrant match nul concédé par la Suisse face au Pays de Galles samedi après-midi (1-1). La Suisse avait tout en main pour prendre les trois points et avoir déjà un pied en huitièmes de finale. Elle a dominé les débats durant plus d’une heure, mais a péché par sa passivité après l’ouverture du score de Breel Embolo. Voilà pour la performance collective. Au niveau individuel, nous avons donné des notes de 0 (nul) à 10 (magnifique) aux joueurs de Vladimir Petkovic.

 

 

 

YANN SOMMER: 6/10
Précieux avec sa claquette de la 15e face à Kieffer Moore pour éviter le 1-0 gallois, on l’a ensuite davantage vu durant les plages publicitaires de la RTS que dans le reste du match. Il ne peut pas faire grand-chose sur l’égalisation galloise. Il a au moins évité de paniquer face au pressing gallois placé sur courant alternatif. Inédit, Yann Sommer a dégagé loin, mais sur un adversaire, trois fois.

 

MANUEL AKANJI: 7/10
Il a réussi plusieurs fois à trouver de la profondeur dans le bloc compact gallois. Avec cette faculté à trouver la solution dans les bouchons, il doit être le seul à ne jamais freiner sur l’autoroute entre Lausanne et Genève. Impérial à trois reprises face à Gareth Bale, il a montré à tout le monde pourquoi il est indispensable. Le patron de la défense malgré quelques approximations dans un début de match nerveux.

 

NICO ELVEDI: 5/10
Toujours aussi emprunté à la relance, Nico Elvedi a su faire parler son sens de l’anticipation pour perturber les Gallois. La discrétion n’est-elle pas la meilleure des qualités que l’on peut espérer d’un défenseur? Il a beau être le seul blond sur le terrain, on ne l’a que très peu vu. Sauf lors de son tacle sur Gareth Bale, on aimera toujours un bon tacle sur Gareth Bale.

 

KEVIN MBABU: 6/10
Physique, précis, rapide. Le Genevois a pleinement convaincu sur son flanc droit. Offensivement intéressant, défensivement plus sûr que Silvan Widmer lors de ses dernières sorties. Il lui manque un soupçon de réalisme à la 52e, hésitant entre le tir et la passe pour ne choisir aucune des deux options au profit d’un dégagement aux 5 mètres de Ward. Même fatigué, il a semblé transcendé par l’entrée de Zakaria.

 

RICARDO RODRIGUEZ: 4/10
Dans le système en 3-4-1-2 de Vladimir Petkovic qui demande de gros efforts aux latéraux, Riccardo Rodriguez n’a pas sa place. Utile par son placement et sa précision de passe (et encore), il l’est bien moins quand il doit faire l’effort pour revenir, donnant plus de boulot à ses trois compagnons dans l’axe. Passable face au Pays de Galles, il faudra mieux, ou quelqu’un d’autre contre l’Italie.

 

FABIAN SCHÄR: 3/10
Le Saint-Gallois passe son match à s’excuser. C’est le type qui ramène une limonade à la place d’une bière après le tournoi de l’Ascension, mais il s’excuse alors ça va. Fabian Schär était à deux doigts de demander pardon à Kieffer Moore pour avoir mis son nez devant son coude à la 47e. Il anticipe très mal le centre de Morrell qui offre l’égalisation à Moore à la 75e. Encore une bourde qui coûte cher.

 

REMO FREULER: 5/10
Point d’appui au milieu du terrain, Remo Freuler a davantage fait parler sa discrétion que son talent. Dans une mécanique aussi huilée que celle de l’équipe de Suisse, il semble être le seul élément utilisé à contre-emploi. Meilleur après la sortie de Shaqiri, on en attend plus du «dixième meilleur joueur de Serie A» (selon la Gazzetta dello Sport).

 

GRANIT XHAKA: 4/10
Capitaine dans un grand tournoi pour la première fois, il avait le visage fermé dans le couloir. Plus nerveux que concentré, Granit Xhaka a été bon dans son registre défensif, mais médiocre dans son apport offensif, ses six ballons perdus montrent bien qu’il n’était pas au mieux. Il devait créer, il a au moins eu le mérite de ne rien déconstruire. Passif, à l’image de la Suisse après le 1-0.

 

XHERDAN SHAQIRI: 3/10
(Sorti à la 66e) On retiendra sa passe décisive pour Embolo sur le 1-0 et c’est à peu près tout. Il s’est donné plus de mal pour prouver qu’il est Xherdan Shaqiri que pour faire jouer l’équipe. La note de 3 pour ses corners malicieux, sinon, il aurait eu moins pour son égoïsme. Le lutin bâlois n’est pas encore en forme, espérons qu’il retrouve un peu de sa superbe mercredi face à l’Italie.

 

BREEL EMBOLO: 8/10
Il oublie de tomber pour offrir un penalty à la Suisse et oublie, encore, dans la foulée que Seferovic est gaucher, sa première mi-temps a été désastreuse. Il n’oublie cependant pas son sens du but sur le corner de Shaqiri (49e) qui faisait suite à son merveilleux déboulé au centre de la défense Galloise. Un phénix qui renaît de ses cendres pour terrasser le dragon gallois? Même Tolkien n’y aurait pas pensé.

 

HARIS SEFEROVIC: 5/10
(Sorti à la 84e) A côté du mot «acharnement» dans le dictionnaire, il doit y avoir Haris Seferovic comme synonyme. Il essaie, encore et encore, vient chercher des ballons auprès de la défense, encore et encore, allume les étoiles, encore et encore. Il ne lui manque que la guitare et la moustache pour se transformer en Francis Cabrel. Ce n’est que le début? D’accord... D’accord.

 

DENIS ZAKARIA: 6/10
(Entré à la 66e) Censé donner une meilleure assise défensive après l’ouverture du score et la sortie de Xherdan Shaqiri, le Genevois s’est retrouvé à devoir attaquer plus qu’il n’en a l’habitude. Son entente avec Kevin Mbabu sur le flanc droit a offert de belles possibilités. Deux Genevois qui se retrouvent à Bakou? Non, on avait dit que ce n’était pas un voyage de contemporains!

 

MARIO GAVRANOVIC: 5/10
(Entré à la 84e) Il a remplacé Haris Seferovic et aurait pu le remplacer dans les coeurs helvétiques. A l’image du Lucernois face à l’Equateur en 2014, Mario Gavranovic a bien failli sauver la Suisse dans les derniers instants. Son but juste après son entrée a été (justement) annulé pour hors-jeu. Le joker luganais a montré qu’il était prêt à sortir de sa boîte.


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