La Liberté

Guide de l'Euro: le volcan de Wembley

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08.07.2021

Chaque lendemain de match, nos spécialistes football vous concoctent un résumé des points cruciaux des rencontres de la veille, et vous mettent en appétit avant ceux du jour, histoire de ne pas être perdu dans les discussions à la machine à café ou autour d’un apéro.

Matthias Davet

Ce qu’il ne fallait pas louper

 

Il ne fallait pas arriver en retard mercredi soir à Wembley (ou devant sa télévision), au risque de louper les hymnes. Le God save the Queen résonnant dans tout le stade avait de quoi donner les frissons. Un vacarme en honneur de la Reine qui a toutefois été refroidi quelques dizaines de minutes plus tard par un certain Mikkel Damsgaard. De sa patte droite, l’attaquant danois de la Sampdoria a marqué le premier coup-franc direct de ce tournoi (le premier dans une phase finale d’un Euro depuis 2000 et un certain Zinedine Zidane). Une merveille de frappe qui a surpris plus d’un supporter anglais. Heureusement pour les hommes de Gareth Southgate, le pauvre Simon Kjaer d’un but contre son camp a remis les équipes à égalité avant la pause.

Les Anglais ont poussé et poussé mais il a fallu attendre les prolongations pour les voir prendre (enfin) l’avantage. Un penalty d’Harry Kane, tout d’abord repoussé par Schmeichel, a permis aux 64'900 spectateurs (un peu moins car quelques Scandinaves avaient pris place dans les tribunes) de Wembley d’exulter. La nuit sera courte à Londres même si, il faut soulever une dernière fois l’exceptionnel parcours des Danois.

 

Ce que vous avez bien fait de louper

 

Je ne sais pas si vous avez bien fait de le louper mais, le Prince Charles a décidé de son côté que le spectacle n’en valait la peine. Son orchestre personnel de la garde royal, les Coldstream Guards, a entamé l’hymne officieux de l’Angleterre: Three Lions (Football’s coming home), suivi du fameux Sweet Caroline (oh oh oh). Cette scène se déroulait dans le jardin de la Clarence House, la résidence principale du fils d’Elizabeth. Et pourtant, le propriétaire des lieux était absent, occupé à parcourir le sud du Pays de Galles. Les soldats ont donc sûrement été heureux de jouer devant des fenêtres vides (heureusement, la météo n’était pas digne de l’Angleterre).

Cette vidéo a toutefois fait réagir sur Internet. En effet, indirectement, Charles apportait son soutien à l’équipe d’Angleterre alors qu’il est… prince de Galles. Un geste qui n’a pas spécialement été apprécié par ses sujets gallois (et par les Ecossais, qui se sont joints à la cause de leurs amis dragons).

 

Ce dont vous allez entendre parler

 

Non pas un, ni deux, ni trois mais bien quatre. Quatre jours avant la grande finale de cet Euro. Un mois après le début des hostilités, Italiens et Anglais se retrouveront afin de se disputer le prestigieux trophée. Autant vous dire que les débats des amateurs du ballon rond ne vont tourner qu’autour de cela lors des prochains jours. Qui de Giorgio Chiellini ou de Harry Kane pourra bien redorer le blason de son pays? Les Transalpins n’ont remporté qu’à une reprise la compétition, sur leur sol en 1968 tandis que les Britanniques attendent toujours d’être les maîtres de l’Europe. Dans un stade de Wembley acquis à leur cause, les hommes de Gareth Southgate partent avec un léger avantage mais la Squadra Azzura a impressionné depuis le début du tournoi et pourrait bien gâcher la fête à Londres. Tout reste néanmoins ouvert. Mesdames, messieurs, à vos jeux.

 

Ce que vous pourrez ressortir à l’apéro

 

A la 68e Kasper Hjulmand, le sélectionneur danois, a décidé de faire rentrer en jeu Yussuf Poulsen. Les spectateurs de Bundesliga connaissent bien ce footballeur, l’attaquant de Leipzig ayant déjà fait tremblé à 74 reprises les filets en Allemagne. Les défenseurs outre-Rhin ont l’habitude de courir après le maillot floqué «Poulsen».

Mais quand il joue avec l’équipe nationale, Poulsen devient Yurary, son deuxième prénom. Ceci en hommage à son père, Yurary senior, un Tanzanien décédé alors que le jeune Yussuf n’avait que six ans. Mais alors, comment expliquer qu’il ne porte pas ce nom en club? «Lorsque je suis arrivé à Leipzig, j’ai demandé si je pouvais mettre "Yurary" sur mon maillot», expliquait le Danois au journal «SportBild». Une demande qui lui a été refusée, des centaines de maillots «Poulsen» ayant déjà été imprimés. Une avant-dernière anecdote que vous pourrez ressortir lors de votre prochain apéro.


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