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Coûteuses romances sur le net

La facture des arnaques amoureuses sur les réseaux peut être salée.

Publié le 15.07.2022

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Monde virtuel » Une relation via les réseaux sociaux peut coûter très cher: cette année en Suisse, les victimes d’arnaques amoureuses, ou romance scams, se sont déjà fait dépouiller de plus de quatre millions de francs, selon une enquête de l’ATS auprès des polices cantonales. Début juillet, la police argovienne a fait savoir que dans ce seul canton, le montant des délits liés aux escroqueries sentimentales avait déjà dépassé le million de francs depuis le début de l’année.

Dans ce type d’arnaque, des bandes d’escrocs se font passer pour des personnes fictives et établissent une relation avec leurs victimes. Un exemple récent est celui d’une femme de 62 ans contactée via Facebook par un prétendu docteur, bel homme et travaillant pour l’ONU au Soudan. Un échange nourri s’en est suivi et le pseudo-médecin a gagné la confiance de sa proie.

L’escroc a fini par confier à sa correspondante qu’il avait acheté un cadeau pour sa fille en Suisse et a demandé à l’Argovienne de lui faire parvenir l’appareil commandé à son adresse au Soudan. Au final, la facture est restée à sa charge. Sans compter les 20 000 francs qu’elle a versés pour de prétendus frais de douane et de transport. Lorsqu’elle a réalisé qu’elle avait été bernée, elle avait déjà perdu plusieurs dizaines de milliers de francs.

De tels exemples sont légion. La police de Thurgovie a fait état d’un cas cette année où le montant du délit s’élevait à près de 45 000 francs. A Saint-Gall, quelque 95 000 fr. ont été dérobés dans un cas. Et la police des Grisons signale une escroquerie remontant à 2021 où la victime a perdu près de 600 000 francs.

L’année dernière, 776 cas de romance scams totalisant 714 victimes ont été recensés en Suisse, selon la Statistique policière de la criminalité (SPC).

Selon cette dernière, la majorité des victimes avaient plus de 40 ans. Environ deux tiers étaient des femmes. Seules 12% de ces arnaques amoureuses ont pu être élucidées. Un faible taux qui s’explique par le fait que les auteurs résident à l’étranger. Fabio Lüdi, ATS

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