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Œuvrer en miniatures

Après une journée de révisions, Hadrien Sprumont se ressource en peignant des modèles réduits. «Une forme de méditation», affirme le passionné. DR
Après une journée de révisions, Hadrien Sprumont se ressource en peignant des modèles réduits. «Une forme de méditation», affirme le passionné. DR
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18.01.2021

Les adeptes de modélisme vivent leur passion en construisant des maquettes qui vont de l’avion historique aux figurines fantastiques

LEONARDO MARIACA

Hobby » Le modélisme consiste en la conception et la construction de modèles miniaturisés. Sylvain Borne, âgé de 23 ans et médiamaticien en formation, présente ce hobby peu commun: «Mon truc à moi, ce sont les modèles réduits d’avions, affirme-t-il. J’ai assemblé puis peint ma première maquette à l’âge de sept ans avec l’aide de mon papa. Depuis, j’ai dans ma collection une trentaine d’avions, représentatifs de différentes périodes historiques, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.»

Si de son côté Sylvain Borne accorde de l’importance au réalisme de ses œuvres, Hadrien Sprumont, 23 ans et étudiant en master de robotique, préfère le domaine du fantastique: «Depuis mes treize ans, je me concentre sur les Warhammer, des figurines tirées d’un bestiaire fantastique, représentant des nains, des elfes ou d’autres créatures que l’on peut retrouver dans des univers comme celui du Seigneur des anneaux», raconte-t-il.

Si un esprit de collectionneur entoure la pratique du modélisme, d’autres aspects attirent ses adeptes: «Je le prends comme une forme de méditation, explique Hadrien Sprumont. Généralement, je peins le soir, après mes révisions. C’est une activité mécanique, qui me permet d’être dans ma bulle tout en produisant quelque chose de constructif.» Dans une volonté de réalisme, certaines maquettes peuvent demander un travail de recherche, comme l’explique Sylvain Borne: «Avant d’assembler une pièce historique comme un avion, je me documente sur l’appareil. Quelles sont ses couleurs, ses défauts de conception, ses origines. J’en apprends alors un peu plus sur la pièce que je m’apprête à réaliser.»

Seul ou en groupe

Le modélisme implique un processus laborieux qui demande une certaine patience, estime Sylvain Borne: «Tout d’abord, il faut se procurer les kits, et les magasins spécialisés ne sont pas nombreux.» En ville de Fribourg, le magasin Asphalt Kreatorz, à la rue de Lausanne, propose une large gamme de produits. «Ensuite, continue Sylvain Borne, il faut assembler les pièces de plastique avec une colle particulière. Enfin, il faut peindre, et selon la taille et le niveau de détail de ce que l’on veut réaliser, cela peut être chronophage.»

Une activité solitaire alors? Pas forcément, comme le souligne Hadrien Sprumont: «Les pièces que l’on présente peuvent servir d’objets de collection, mais dans le cas des Warhammer, elles peuvent également être utilisées dans un jeu de bataille. On se retrouve avec d’autres passionnés et l’on oppose nos plus belles créations.» Une activité reposante en ces temps de confinement, que Sylvain Borne recommande avec ce dernier conseil: «Il est important de prendre son temps: la technique et la précision viennent avec les années. Mais si on a de la patience, finalement, on a toujours quelque chose de beau à présenter».

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