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Pas d’attaques turques en Syrie, dit Téhéran

Publié le 20.07.2022

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Iran » Les présidents russe, turc et iranien se réunissent pour parler du conflit en Syrie ainsi que de la guerre en Ukraine.

L’Iran a réitéré hier son opposition à une offensive turque dans le nord de la Syrie, avant un sommet réunissant à Téhéran les présidents iranien, russe et turc pour des discussions axées principalement sur le conflit en Syrie, mais aussi sur la guerre en Ukraine.

Il s’agit du premier sommet présidé par Ebrahim Raïssi depuis son arrivée au pouvoir il y a un an et du deuxième déplacement à l’étranger de Vladimir Poutine depuis le lancement de son offensive en Ukraine, le 24 février. La réunion tripartite intervient quelques jours après la tournée du président américain Joe Biden au Moyen-Orient, où il s’est rendu en Israël, ennemi numéro un de l’Iran, et en Arabie saoudite, son puissant rival régional.

Elle sera essentiellement dominée par la Syrie où la Russie, la Turquie et l’Iran représentent des acteurs majeurs dans la guerre qui ravage le pays depuis 2011, Moscou et Téhéran soutenant le régime de Bachar el-Assad et Ankara appuyant des rebelles. Les trois pays ont lancé en 2017 le processus dit d’Astana, visant officiellement à ramener la paix en Syrie.

Arrivé lundi soir à Téhéran, le président turc Recep Tayyip Erdogan a été reçu hier matin par son homologue iranien dans le palais de Saadabad, dans le nord de la capitale iranienne.

Plus tard dans la journée, le chef d’Etat turc a rencontré le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, selon la télévision d’Etat. M. Khamenei a réitéré l’opposition de son pays à une éventuelle opération militaire turque en Syrie, la jugeant «préjudiciable» pour la région, selon un communiqué publié à l’issue de la réunion.

Toutefois, le guide suprême a assuré à M. Erdogan que l’Iran «coopérera» avec la Turquie dans sa «lutte contre le terrorisme». La Turquie, qui cherche à créer une «zone de sécurité» de 30 kilomètres à la frontière avec la Syrie, espère obtenir le feu vert de l’Iran et de la Russie pour une intervention armée dans le nord-ouest du pays. L’armée turque, présente dans des zones du nord du territoire syrien limitrophes de la Turquie, a lancé entre 2016 et 2019 avec l’aide de supplétifs syriens trois opérations d’envergure en Syrie. Elle veut lancer une nouvelle opération contre deux localités sous contrôle des Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde accusée par la Turquie d’être affiliée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) – classé comme terroriste par Ankara.

Le sommet tripartite sera l’occasion pour M. Erdogan de se réunir avec M. Poutine pour la première fois depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La Turquie, membre de l’Otan, a essayé de maintenir le contact avec les deux pays, proposant sa médiation à plusieurs reprises. atS/AFP

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