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Fin de l’ère des taux négatifs

Publié le 22.07.2022

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Banque centrale » La Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier d’augmenter ses taux d’intérêt pour la première fois en plus de dix ans face à l’inflation galopante, choisissant de frapper fort avec une hausse plus importante que prévu malgré la crise politique qui s’est ouverte en Italie.

Prise dans un arbitrage complexe entre hausse des prix et craintes pour la croissance, l’institution de Francfort a choisi l’audace: elle relève ses trois taux directeurs de 50 points de base après avoir préparé les esprits à une hausse de 25 points seulement.

Les spéculations s’étaient renforcées ces derniers jours sur une action plus agressive de la BCE alors que l’inflation en zone euro ne cesse de grimper sous l’effet conjugué de la reprise post-Covid, des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de la crise énergétique liée à l’offensive russe en Ukraine.

Cette décision marque la fin de l’ère des taux négatifs entamée en 2014 et la sortie d’une décennie de généreuse politique monétaire qui a permis d’aider l’économie à surmonter les crises des dernières années. Ce resserrement de la politique monétaire avait déjà été amorcé en juillet avec l’arrêt des nouveaux achats de dette sur les marchés.

Objectif: réduire la masse monétaire en circulation et freiner l’inflation. L’institution de Francfort finit donc par rejoindre le peloton des autres banques centrales, comme la Fed américaine, bien plus actives depuis des mois contre la flambée des prix. La tâche de la BCE est néanmoins plus complexe encore, en raison des menaces grandissantes de coupure des approvisionnements de gaz russe, du risque que fait encourir la crise politique en Italie et de la chute de l’euro. atS

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