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Tempête politique aux Etats-Unis après la perquisition chez Trump

Donald Trump ne se trouvait pas à sa résidence de Mar-a-Lago lors de la perquisition du FBI. © KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura
Donald Trump ne se trouvait pas à sa résidence de Mar-a-Lago lors de la perquisition du FBI. © KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura


Publié le 10.08.2022
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Une première étape vers un procès pour les uns, "une persécution politique" pour les autres: la perquisition spectaculaire lundi du domicile de l'ex-président américain Donald Trump par le FBI mettait en évidence mardi les profondes fractures des Etats-Unis.

Jamais un ancien locataire de la Maison-Blanche n'avait été inquiété par la justice de cette façon. Le FBI n'a pour l'heure pas souhaité faire de commentaires sur les raisons de sa descente à Mar-a-Lago, en Floride.

Dès l'annonce de la perquisition, des partisans de Donald Trump se sont rendus devant la luxueuse résidence de l'ancien homme d'affaires pour crier leur colère. Plusieurs d'entre eux agitaient des drapeaux "Biden n'est pas mon président", énième rappel que plus d'un an et demi après la défaite de Donald Trump à l'élection, des dizaines de millions d'Américains restent fermement convaincus que la présidentielle de 2020 lui a été "volée".

Sur les réseaux sociaux, certains "trumpistes" appelaient mardi au lendemain de l'opération de la police fédérale au "divorce", dans ce pays aux divisions si béantes qu'elles peuvent sembler irréconciliables. "Voilà le genre de choses qui se produisent dans des pays en guerre civile", a tancé Marjorie Taylor Greene, élue de Géorgie connue pour ses outrances, appelant même à un démantèlement du FBI. "La persécution politique doit cesser!"

Appel aux dons de Trump

L'élu républicain Scott Perry a annoncé que des agents du FBI avaient saisi son téléphone, sans que cet allié de Donald Trump n'en précise la raison. Il a dénoncé des "tactiques dignes d'une république bananière".

Parlant d'une "intolérable instrumentalisation à but politique" du ministère de la justice, le chef des conservateurs à la chambre des représentants, Kevin McCarthy, a promis une enquête sur son fonctionnement si les républicains revenaient au pouvoir après les élections législatives de mi-mandat en novembre.

La porte-parole de la Maison-Blanche Karine Jean-Pierre a écarté catégoriquement la possibilité que le président américain Joe Biden ait été informé à l'avance de la perquisition chez Donald Trump. "Le président Biden a été très clair, avant qu'il soit élu et depuis le début de son mandat, sur le fait que le ministère de la justice conduit ses enquêtes de façon indépendante. Il croit en l'Etat de droit", a-t-elle déclaré.

Donald Trump, qui a vivement dénoncé la perquisition et prétend faire l'objet d'une chasse aux sorcières, a sauté sur l'occasion pour lancer un nouvel appel à la générosité de ses partisans. "Ce n'est pas juste ma maison qui a été attaquée - c'est le domicile de chacun des Américains patriotes pour lequel je me suis battu", a-t-il plaidé dans un e-mail à ses militants. Il leur a suggéré un don de 5 à 5000 dollars pour combattre une "chasse aux sorcières".

ats, afp

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