La Liberté

15.12.2019

Simon Brandt conteste les soupçons et garde la confiance du parti

Le député PLR genevois Simon Brandt se maintient comme candidat à l'exécutif de la Ville de Genève (archives). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Le député PLR genevois Simon Brandt se maintient comme candidat à l'exécutif de la Ville de Genève (archives). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT


15.12.2019

Le député PLR genevois Simon Brandt conteste les soupçons de violation de secret de fonction contre lui. Dimanche soir, le comité directeur de la section de la Ville de Genève de son parti lui a unanimement maintenu sa confiance envers l'élu en lice pour l'exécutif.

Dans une interview publiée en ligne, également en soirée, par la Tribune de Genève, le candidat revient sur son arrestation vendredi, avant sa libération le même jour dans la soirée et son audition samedi. Parmi les soupçons qui pèsent sur lui, celui d'avoir fait suivre à un tiers des données policières auxquelles il aurait eu accès grâce à sa fonction de collaborateur du service d'analyse stratégique dans cette institution.

"Ces accusations ne tiennent pas debout", affirme M. Brandt. Il dit avoir obtenu les indications par un proche et non par les fichiers. Et reproche à la police de ne pas avoir mené des vérifications avant de l'interpeller tôt vendredi. Au total, quatre perquisitions ont été lancées le même jour, notamment chez sa mère et à son bureau. Son ordinateur personnel a été saisi.

Le député, candidat à l'exécutif municipal dans quelques mois, conteste aussi le second reproche, celui de la diffusion du rapport sur les notes de frais des fonctionnaires de la Ville. Le document est considéré comme public par le préposé aux données et à la transparence, explique-t-il.

"Plein soutien" du parti

Tout comme il estime "très grave" de l'accuser d'avoir oeuvré pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet qui l'a nommé à la police. "Mais probablement qu'à travers moi, certains souhaitent l'atteindre, ajoute-t-il.

Il dénonce le mode opératoire de la police qui est venu le "cueillir" chez lui. "Tout cela n'était pas justifié", selon lui. Libéré de son obligation de travailler, il ne retournera pas à son bureau avant que les doutes soient levés.

Cette affaire ne le dissuade pas de poursuivre dans la course pour l'exécutif de la Ville de Genève. "Elle m'a donné beaucoup d'énergie", explique-t-il. Le comité directeur de la section de la Ville de Genève de son parti, dans son entier, l'a entendu dimanche soir à sa demande. Il a affirmé au terme de la rencontre avoir maintenu "son plein soutien" au député.

ats

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