La Liberté

16.09.2019

Le président afghan annule son débat avec son principal opposant

En l'absence du président Ashraf Ghani, le débat s'est transformé en interview pour le chef de l'exécutif Abdullah Abdullah (au centre). © KEYSTONE/AP/RAHMAT GUL
En l'absence du président Ashraf Ghani, le débat s'est transformé en interview pour le chef de l'exécutif Abdullah Abdullah (au centre). © KEYSTONE/AP/RAHMAT GUL


16.09.2019

Le président afghan Ashraf Ghani, candidat à sa réélection dans le scrutin du 28 septembre, a créé la surprise en refusant de participer à la dernière minute au débat télévisé avec son principal adversaire, le chef du gouvernement Abdullah Abdullah.

Ce devait être le premier débat, retransmis en direct, d'une campagne électorale sans relief, et longtemps remise au second plan derrière les pourparlers entre talibans et Etats-Unis. A l'heure prévue, 20h30, le chef de l'exécutif a pris place derrière un pupitre, à côté d'un deuxième restant vide.

Le journaliste animant le débat n'a pu que constater l'absence de M. Ghani, sans pouvoir la justifier. Le débat s'est alors transformé en interview. M. Abdullah, qui est un excellent orateur, a aussitôt déclaré que "Ghani ne peut pas débattre ici. C'est sa première dérobade. Et la deuxième interviendra après l'élection".

Un porte-parole de M. Ghani, Shah Hussein Murtazawi, a justifié l'absence du chef de l'Etat "parce qu'Abdullah n'a pas de plan sur lequel discuter".

Troisième candidature

C'est la troisième fois qu'Abdullah Abdullah prétend à la magistrature suprême. Il est arrivé deuxième aux précédentes élections de 2009 et 2014. Cette dernière avait été entachée d'irrégularités suffisamment graves pour qu'in fine M. Ghani accepte un partage du pouvoir en confiant à son adversaire le poste de chef de l'exécutif, créé pour l'occasion.

La campagne a retrouvé un certain lustre depuis la décision le 7 septembre par Donald Trump d'abandonner les pourparlers avec les talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan. Mais elle se déroule dans un climat de grave insécurité, à cause notamment des attaques d'insurgés, qui empêche la plupart des candidats de faire campagne sur le terrain.

ats, afp

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